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« L’expérience Dreamakers m’a aidée à m’ouvrir au monde et à oser. »
Une élève réservée qui ose
Je m’appelle Jeanne. En 2022, j’étais en 3e au collège Jean Jaurès à Aire-sur-la-Lys.
Au départ, j’étais une élève plutôt réservée. J’avais du mal à aller vers les gens, mais j’avais entendu les anciens dire que l’entreprise miniature, c’était « chouette ». J’ai postulé, passé un entretien de motivation, et j’ai eu la chance d’être retenue parmi les 15 élèves sélectionnés sur 40.
Aujourd’hui, je vis une aventure que je n’aurais sûrement pas osé sans cette expérience.
La naissance d’un projet
Notre projet s’appelait « Bras Cassés ». On vendait des magnets, des t-shirts et des mugs personnalisés. Moi, je m’occupais de la production.
J’adorais aller au local pour transformer la matière première et préparer les colis. Honnêtement, j’ai tellement mordu à l’hameçon que j’étais dégoûtée quand l’année s’est terminée !
Entreprendre au service des autres
Ce qui nous portait, c’était Sohan, un petit garçon né sans conduit auditif. Sa famille avait besoin de 90 000€ pour une opération aux États-Unis.
Le moment le plus fort de mon expérience, c’est quand on a fait les comptes, car grâce à nos ventes, on a réussi à récolter 10 000€. C’était exactement la somme qui manquait à la famille pour pouvoir partir. Savoir qu’on a contribué à changer la vie de ce petit garçon, c’est une fierté qu’on garde pour toujours.
Du projet entrepreneurial à l’international
Aujourd’hui, je me considère vraiment comme une personne entreprenante. Ce projet m’a donné le courage de lancer mes propres créations en broderie. Mais surtout, il m’a aidée à oser.
Grâce à cette expérience, je me suis ouverte au monde. Après avoir commencé mes études supérieures à Lille, j’ai eu envie de voir plus loin, je suis actuellement aux États-Unis pour refaire une année de terminale et devenir bilingue. J’ai pu voyager, découvrir la communication et surtout, briser ma carapace.
Ce que je retiens de cette expérience
Si je devais résumer mon parcours Dreamakers, je dirais solidarité et ouverture.
Cette expérience, ce n’est pas juste créer un projet, c’est apprendre à ne plus avoir peur. On crée du lien avec les profs, avec les autres, et on finit par faire des choses dont on ne se pensait pas capable.
Jeanne Dersigny, étudiante aux États-Unis.