#Interview

Que sont-ils devenus ? | Témoignage d’Emma Rousselle

Emma Rousselle

Le contexte : 

Avec Les Bras KC, on a aidé un petit garçon de 3 ans qui s’appelait Sohan. Il n’avait qu’une seule oreille et il lui fallait 30 000 € pour partir aux États-Unis afin de se faire opérer.

 

Le projet : 

Dans ce projet, notre objectif principal était de récolter des fonds. Pour y parvenir, nous avons surtout créé et vendu des magnets et des décapsuleurs magnétiques personnalisés, notamment pour des entreprises ou à l’occasion de fêtes comme la fête des mères ou des grands-mères. Pendant la période du Covid, nous avons aussi fabriqué des pince-nez pour masques imprimés en 3D, afin de les rendre plus confortables et d’éviter la buée sur les lunettes.

Nous vendions nos produits lors de différents événements, comme l’Urban Trail d’Aire-sur-la-Lys, des concerts ou encore dans certains magasins. Lors de ces moments, nous allions à la rencontre du public, nous expliquions notre projet et sensibilisions les gens à notre action. Grâce à cela et aux dons reçus, nous avons réussi à récolter 5 000 € pour Sohan.

Le moment qui m’a le plus marquée reste notre rencontre avec Sohan et ses parents. À cet instant, j’ai vraiment compris que notre projet avait un impact concret : il allait aider un petit garçon de 3 ans à grandir comme les autres enfants. C’est là que tout a pris sens.

 

Moment marquant : 

Grâce à tout ce travail, on a été repérés lors d’un événement du département qui rassemblait plusieurs entreprises, et nous avons reçu une distinction de la Légion d’honneur. On a même été diplômés pour notre solidarité et notre esprit d’entreprendre.

Le concours de fin d’année et la reconnaissance de la Légion d’Honneur m’ont vraiment marquée.

 

L’impact de l’expérience : 

Cette expérience a été très bénéfique. Pour le bac, le Grand Oral m’a paru plus simple grâce à ça. Finalement, j’ai réussi à parler avec assurance au concours, alors qu’à la base ce n’était pas gagné.

 

Que fais-tu aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je suis en études d’ostéopathie, et cette aventure m’a vraiment aidée à prendre la parole, à m’ouvrir, à travailler en équipe et à aider les autres.

Petite, je voulais devenir vétérinaire, et c’est grâce à Dreamakers que j’ai réalisé que créer son propre cabinet, c’était possible. Dreamakers a « dédramatisé » toutes les peurs que j’avais, notamment celles de gérer les finances ou l’administratif.
Et grâce à eux, aujourd’hui, j’ai vraiment le projet d’ouvrir mon propre cabinet d’ostéopathie, parce que je sais que j’en suis capable.

Je veux devenir ostéopathe parce que j’aime le relationnel, le contact direct avec les gens. Plus tard, j’aimerais même ouvrir mon propre cabinet.

 

Conseillerais-tu cette expérience ?

Je la conseillerais à n’importe qui, ça permet d’ouvrir son esprit au monde de l’entreprise, ce qu’on n’apprend pas en cours. Rien ne vient naturellement, il faut travailler, mais c’est tellement enrichissant.

Emma Rousselle, étudiante en ostéopathie

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